Très peu connu du grand public, le métier de fossoyeur est pourtant un métier essentiel au bon déroulement des obsèques. Au-delà de creuser des fosses pour y enterrer nos défunts, le métier de fossoyeur est plus complexe : entretien du cimetière, accompagnement des familles, surveillance du cimetière… Un métier physique et difficile, pour des hommes et des femmes pleins de courage.

En quoi consiste le métier de fossoyeur ?

La principale tâche du fossoyeur est de creuser des fosses au sein du cimetière, afin d’y accueillir les cercueils des défunts. Le fossoyeur intervient également lors des exhumations. Une tâche qui peut être difficile, moralement, lorsque le corps n’est pas entièrement décomposé. Enfin, la troisième tâche principale du fossoyeur est de participer à la réduction des corps lorsqu’un caveau est plein.

Le fossoyeur est également présent lors de l’inhumation. C’est lui qui accueille les familles à l’entrée du cimetière. Il organise alors le cortège : lui en premier, les porteurs et le cercueil ensuite, puis la famille.
Enfin, lors de l’inhumation, c’est lui qui est en charge de s’assurer de la descente du cercueil pour que celle-ci se déroule sans incident.

Quelle formation pour devenir fossoyeur ?

Aucun diplôme en particulier n’est essentiel pour devenir fossoyeur. Cependant, le fossoyeur en devenir devra suivre une formation de niveau 1, d’environ 15 à 20heures, par le biais de la mairie ou des pompes funèbres. Cette formation, imposée par le décret n°95-653 du 09/05/1995 du Code Général des Collectivités Territoriales, a pour but de former le fossoyeur en matière de réglementation et de législation funéraire.
La formation prend également en compte la formation sur les notions d’hygiène, de sécurité et de décence. Au cours de celle-ci, le futur fossoyeur est également préparé à la psychologie et sociologie du deuil.

Côté qualités, le fossoyeur doit savoir travailler en groupe, disposé d’une bonne condition physique, et d’un sens de l’accueil et de l’empathie puisqu’il est en contact direct avec les familles. Enfin, celui-ci doit être en mesure d’utiliser des outils mécaniques et des véhicules (type tractopelle) pour creuser les fosses.

Le témoignage de Patrick Réant, fossoyeur à Merville

Après avoir travaillé dans le bâtiment et l’industrie textile, Patrick Ruand s’est retrouvé au chômage en janvier 2003. Au printemps, il est embauché sous contrat par la mairie de Merville (Nord) pour s’occuper des espaces verts et faire de la menuiserie. « Puis, j’ai fait un remplacement au cimetière, se rappelle Patrick. La ville a bien aimé mon travail. On m’a donc proposé de devenir fossoyeur. ». Après 15 jours de formation, il devient alors responsable du cimetière de Merville. 
Un métier que Patrick apprécie, bien que difficile. « Il s’agit d’un métier vraiment spécial, estime-t-il. Exhumer des corps d’enfants ou de bébés, cela me choque, car en tant que père de famille, je me dis toujours que ces corps pourraient être ceux des mieux ».
Mais la mission de Patrick ne s’arrête pas à l’inhumation et l’exhumation des corps. Dossiers, entretient du cimetière, accueil des visiteurs… ses tâches sont diverses. Le fossoyeur est même en charge de surveiller le cimetière afin d’éviter les vols !
Retrouvez son entretien complet sur le site : www.infos.emploispublic.fr

Sources : www.meilleures-pompes-funebres.com et www.obseques-infos.com