Un dernier hommage de la société au défunt.

Mise en bière et fermeture du cercueil

La mise en bière est autrement appelée « mise en cercueil ». Le défunt est alors visible pour la dernière fois. Il est le plus souvent habillé des vêtements qu’il aura choisis avant sa mort ou de ceux que son entourage aura sélectionnés pour lui. Il peut également être enterré ou incinéré avec des objets (bijoux, objets religieux, souvenirs).

Une exception cependant : les piles au lithium des stimulateurs cardiaques devront être ôtées de la dépouille par un médecin qui attestera officiellement d’un tel retrait. Les raisons d’une telle obligation ? Très polluants, ces objets sont également susceptibles d’exploser à haute température, dans le cadre d’une crémation.

Par ailleurs, le corps est enveloppé dans un capiton, une housse imperméable biodégradable, résistante et étanche, selon des normes prédéfinies par le ministère de la Santé.

L’officier d’Etat civil peut décréter une mise en bière immédiate, en cas de maladie contagieuse ou d’épidémie : charbon, choléra, fièvres hémorragiques virales, peste, syndrome respiratoire aigu sévère, variole, grippe aviaire, etc.

Le dernier adieu, en face à face, de l’entourage à son défunt prend fin avec la fermeture du cercueil par un agent de Pompes Funèbres. C’est un moment essentiel pour permettre aux proches de commencer leur travail de deuil et accepter la mort de la personne. La dépouille mortelle est ensuite transportée en corbillard vers le lieu de célébration des obsèques.

Transport du corps en convoi funéraire

Seul le corbillard, véhicule répondant à des normes spécifiques réglementées, est habilité à transporter une dépouille mortelle. Il est suivi par les voitures des membres de la famille et de l’entourage, et ce jusqu’au lieu d’inhumation ou de crémation. Un itinéraire particulier pourra être emprunté, à la demande des proches endeuillés.

Conformément à la loi, aucune taxe ne sera versée aux départements traversés, en cas de transfert du corps de son lieu de décès à son lieu d’inhumation. Cependant, pour toute sortie du corps en dehors de la commune où le défunt est décédé, un policier municipal sera mandaté pour fermer le cercueil et le sceller à la cire.

Décoration florale

Qui dit « hommage », parle de gestes, de rites, de symboles… La fleur en est un, et non des moindres. A l’occasion d’une cérémonie civile ou religieuse, la décoration florale, naturelle ou artificielle, occupe une place de choix. Elle permet de rappeler la personnalité du défunt et donne la possibilité à l’entourage d’exprimer sa douleur, sa reconnaissance, son amitié. Un rayon de lumière et de douceur à un moment où l’affliction submerge les proches du défunt.

Déposées dans le cercueil pour accompagner la dépouille dans son lieu d’inhumation, ou exposées sur le cercueil sous forme de couronnes, de croix, de cœurs ou de corbeilles, les fleurs les plus offertes sont les roses, symboles de l’amour, les chrysanthèmes, reflets d’éternité, ou encore les œillets, expressions de la douleur et de la fidélité éternelle.

Omniprésentes à l’occasion d’un hommage laïc, les fleurs sont aussi fortement appréciées dans le cadre des cérémonies religieuses, exception faite du judaïsme et de l’islam, qui leur préfèrent respectivement un caillou et du sable, jetés sur le cercueil avant la fermeture de la tombe.

Livrées sur le lieu de la cérémonie, de l’hommage civil, directement au cimetière ou au jardin du souvenir, ces fleurs peuvent être commandées auprès d’un fleuriste ou par l’intermédiaire d’une entreprise de pompes funèbres .

La symbolique des fleurs

Parce qu’il est parfois difficile d’exprimer ses sentiments avec des mots, on préfère le dire avec des fleurs… Or, chaque fleur a sa symbolique, son sens caché, son message codé. Si elles rappellent le caractère éphémère et passager de la vie, toutes sont cependant là pour redonner espoir à l’entourage en deuil. La couleur blanche est souvent privilégiée pour les funérailles de jeunes enfants ; le rouge est signe d’amour…

Plaque funéraire

Objet décoratif, la plaque funéraire constitue un ultime hommage au défunt. Plus pérenne que des fleurs, elle permet à l’entourage du mort de lui témoigner son affection ou sa reconnaissance, par des mots doublés d’une décoration, en bronze ou en céramique, standard ou personnalisée. Un choix qui pourra se faire avec l’aide d’une entreprise de pompes funèbres.

Déposée sur le monument funéraire ou fixée à son fronton, la plaque funéraire, est souvent fabriquée à base de marbre, de granit, de résine ou de céramique. Sa forme évolue en fonction des goûts et des attentes de chacun.