En cas d’accident ou de transport

La thanatopraxie est parfois obligatoire, comme dans le cadre d’un accident ou de transport de la dépouille avant mise en cercueil sur une distance supérieure à 600 kilomètres (décret n° 76-435 du 18 mai 1976, J.O. du 20 mai 1976), mais reste interdite par certaines religions (judaïsme et islam). Ce sont alors les opérateurs de pompes funèbres ou certaines sociétés indépendantes qui se chargent des soins de restauration et de cosmétologie. Ces opérations esthétiques permettent de redonner au corps du défunt une attitude apaisée et sereine.

D'un point de vue psychologique, la restitution de l'aspect naturel des traits du défunt est d'une extrême importance pour atténuer le chagrin des proches durant la période précédant les obsèques ; cela facilite « le travail du deuil ». En effet, de nombreuses personnes ont comme vision de la mort celle d'un cadavre. Or, la vue d'une personne aimée réduite à l'état de cadavre peut traumatiser quelqu'un au point que le mauvais souvenir du défunt supplante l'image de l'être aimé. Avec la thanatopraxie, le défunt redevient semblable au vivant sans cesser d'être reconnu comme mort. Ainsi, la dernière vision du défunt sera celle d'un visage calme, non altéré par la souffrance ou déformé par des processus physiologiques. Ce sera le visage que l'on a toujours connu et non pas la figure éprouvante de la mort. L'angoisse et la répulsion étant moindre, l'endeuillé pourra ainsi commencer son deuil.